Nicole Esterolle en images!

Publié le par anne-art

Sous le pseudo de Nicole Esterolle, somebody écrit des choses sur les créateurs désireux de séduire les gogos, si possible bien friqués... Son premier papier, celui qui l'a fait connaître, s'intitulait "les schtroumfs émergents". Je ne résiste pas au plaisir de le reproduire ci-dessous, mais vous pouvez suivre l'actualité de NE sur son propre site :

http://www.schtroumpf-emergent.com/

Et, à la suite de l'article, une vidéo à saliver des Inconnus, sur le même thème!

 

 

Caractéristiques du schtroumpf émergent

Formatés en Ecole des Beaux-Arts pour la plupart, les schtroumpfs émergents sont des sortes de petites mécaniques de pure conceptualité, décébrées et désensibilisées, porteuses hyper performatives de la parole du prophète. Ils sont tous programmés pour interpeller, interroger, provoquer la réflexion en tous lieux, à partir de tout et de n’importe quoi…Des sortes de petites têtes chercheuses, genre têtards libérés comme ça, sans aucun contrôle, dans la nature, à la recherche de leur contenu disparu et du sens de leur vie. Petites mécaniques masturbatoires d’intellect dont les piles doivent sans cesse être rechargées avec l’argent public. Le schtroumpf est dans un perpétuel état de questionnement eschatologique, onanistique et frénétique. Il «convoque», «interpelle», «interroge», «subvertit» tout ce qu’on peut imaginer: l’espace d’exposition, l’espace public, l’espace tout court, l’institution, l’histoire de l’art, la critique d’art, la peinture, les codes de la représentation, le ready made, la poêle à frire, la notion de déplacement, ce qui se passe entre visibilité et opacité, le pourquoi quelque chose plutôt que rien, la dimension métaphysique du cassoulet, le centre, la lisière, le plein, le vide, l’absence… Le rapport au temps qui passe, à l’espace, au cosmos, au langage et à la communication, à l’art sur l’art, au corps social, aux cors aux pieds, à l’urbanité et aux ploucs, au politique, au religieux, à l’architectural, à l’iconographie contemporaine, etc, etc….

Une sorte de kamikaze décérébré 

Le schtroumpf émergent est donc une sorte de kamikaze décérébré et programmé pour le sacrifice à la cause artistique d’État, elle-même liée structurellement à la cause de la grande spéculation financière mondiale. C’est un peu comme ces jeunes talibans, étudiants en théologie, sortant des  écoles coraniques, parfaitement lobotomisés et analphabètes mais redoutablement armés pour défendre et promouvoir leur ignorance et leur vide cérébral.

Le Schtroumpf émergeant ne sait pas dessiner ni peindre. Il bricole tout juste. Il est parfaitement inculte en histoire de l’art, hors celle qui concerne ses référents. Il est puissamment armé en arguments rhétoriques d’une extrême sophistication, qu’il peut répéter mécaniquement ; et qui lui 
permettent de justifier son engagement socio-esthétique, sa lutte contre  le vilain bourgeois réactionnaire, sa volonté farouche de déconstruire les modèles, de dénoncer la ringardise, de faire exploser les conventions, les codes, les icônes, etc. ; et de fusiller sur le champ les mécréants qui osent douter de la pertinence de ces inepties. C’est un vrai révolutionnaire terriblement subversif et hautement performatif, une bombe conceptuelle capable de faire péter les icônes, comme les talibans les statues de  Bouddha.


 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=G0WoW7hbOWA&feature=related

 

Les Inconnus, still alive, restent les meilleurs!

 

 

 

 

 

 

 

Olivier Mosset, Prophète de la schtroumpfitude

L’ image ci-contre vient d’une vidéo placée sur le site du Musée d’art Contemporain de Lyon, où Mosset a une expo jusqu’au 31 décembre 2010. A l’instant de cet arrêt sur image l’artiste nous parle des caissons qui sont derrière lui et voici ce qu’il en dit : « Un mur existe comme une peinture, mais s’il peut se déplacer, il fonctionne alors comme une sculpture et c’est cela le principe de cette installation. Mais un des problèmes ici, c’est l’idée de « display », c’est à dire la manière dont on dispose les choses. En effet, le pilier de soutien de l’immeuble que vous voyez plus loin, c’est quelque chose que l’on peut regarder comme un élément artistique. L’installation est donc aussi une manière de désacraliser l’oeuvre d’art en proposant équivalence entre elle et ce pilier qui n’est pas une oeuvre d’art ».(vous pouvez vérifier la réalité de ces propos en allant sur le site du MAC Lyon).

Ainsi parle donc le modeste et miséricordieux Mosset, lorsqu’il ne monte pas son Harley Davidson sur les routes californiennes, avec toujours cette constante volonté de «désacraliser», «d’interroger cet interstice entre ce qui est et ce qui n’est pas», d’interroger aussi la peinture sans relâche depuis 40 ans à travers ses gigantesques monochromes connus dans le monde entier «qui sont, dit-il, de la peinture, puisqu’ils sont effectivement le résultat d’un Travail de peinture».


Publié dans Evenement

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F
N’importe qui peut se dandiner perruque au vent, faux seins et Louboutin aux pieds... Puis bien provoquer! Ce fut jadis une tendance fort populaire qui manque désormais d'imaginaire et de classe. Le destroy n'a plus la place dans le monde des arts, faut-il encore ce là fermer au nom d'un quelconque respect humain.
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B
Oui, je connaissais, Nicole Esterolle devient très radicale et jette parfois le bébé avec l'eau du bain. Par exemple elle démolit tout de Catelan :or son vernissage organisé dans une décharge napolitaine où marchent des dames montées sur Louboutin à semelles rouges, tartinette de foie gras à la main est un chef d'oeuvre d'ironie sur notre temps.... et son art.
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P
Rien de bien étonnant dans tout ça. Nous avons les mécènes que l’on mérite et les artistes qu’ils choisissent Chers archéologues, historiens d’art : « a vos fouilles, ». Exposez nous dans des caddie nos cochonneries, nos déchetteries, la pub aussi.
Les pharaons n’ont plus de pognon et les Médicis leur fric en suisse.
Tout est à vendre Madame la marchande. Mettons en rayon la création. Faisons du musée un supermarché. Fabriquons des trucs, des accessoires. Faite nous de la pub. Créons de la mode.
Qu’on boursicote, qu’on ai la côte. Le Monsieur Vuitton est notre patron et le ministère son home d’affaire.
Qu’irions faire sur l’étagère ?

Pierre
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D
Bonsoir. Si vous aimez le blog de Nicole Esterolle, m'est avis que Blablart Contempourien devrait vous enchanter aussi.

Bonne lecture!
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