La vraie vie et l'autre...

Publié le par anne-art

Facebook, évidemment, j'y suis... mais ne comprends pas. Certes, j'y vois, grâce à des amis très actifs, des galeries de photo, des galeries de tableaux qui me font plaisir, m'enchantent, me révulsent. Simultanément, j'ai l'impression de me perdre de vue. Ces communications arrivent dans mon fil d'actualité, c'est comme une intrusion, ce n'est pas, me semble-t-il, un véritable échange. Les commentaires sont souvent affligeants. Bon, c'était ma minute grincheuse comme la météo.

 

Je vous parle ici d'une vraie rencontre, à une encablure de chez moi, il faut prendre un chemin creux comme il y en avait autrefois des milliers en Bretagne... on l'appelle ici le sentier des morts, parce que les morts de Pluherlin (en bas de ma rue) n'avaient pas droit à l'église de Rochefort... Alors ils empruntaient ce chemin pour rejoindre "leur"église...

 

 

 

 

C'est un endroit avec plein de mystères, avec un étang qui me fait invariablement penser à Giverny, avec un homme-sanglier pas si solitaire que ça dans une maison géniale (je rêverais de faire un bouquin sur lui). Il a une fille qui est une artiste textile fabuleuse, dont l'atelier est dans une yourte. Elle crée un bestiaire de fleurs qu'il faut découvrir aussi au toucher, et qui couinent ou chuchotent, babillage d'avant les mots, les sons sont créés par son compagnon. C'est à vivre.

 

Depuis trois jours sont installés dans cette forêt quelques artistes de la vie. Un homme qui fait des objets en fil de fer, des fildeferistes, des jeunes femmes qui donnent le reiki ou d'autres soins et une conteuse aux yeux d'azur. Elle m'a chuchoté à l'oreille un poème de Michaux qui s'appelle "Agir, je viens" et cela m'a ouvert une autre perception de la poésie. Merci, Agnès!

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